ME LOUIS SIROIS, LL.B.
Avocat et conseils
Divulgation volontaire · ARC & Revenu Québec

Régulariser votre situation fiscale, avant que le fisc ne vous trouve.

Revenus non déclarés, comptes et immeubles à l'étranger, TPS/TVQ non remises, cryptomonnaies, erreurs héritées d'une succession : les programmes de divulgation volontaire permettent de corriger le passé en évitant les poursuites pénales et l'essentiel des pénalités. Les deux programmes ont été refondus — au fédéral le 1er octobre 2025, au Québec en décembre 2025 — et ils n'ont jamais autant récompensé ceux qui agissent avant d'être contactés.

Consultation strictement confidentielle, protégée par le secret professionnel · Membre du Barreau du Québec depuis 1987

Depuis 1987Membre du Barreau du Québec
Secret professionnelUne protection que seul l'avocat offre
Deux frontsDemandes ARC et Revenu Québec coordonnées
Tarif transparent375 $/h ou forfait selon le mandat
L'essentiel

La divulgation volontaire en trois idées

C'est le mécanisme officiel de la « seconde chance » : vous corrigez vos manquements passés de votre propre initiative, et l'État renonce à l'essentiel de son arsenal punitif. Encore faut-il respecter les règles du jeu.

1

Corriger le passé, à découvert

Vous déclarez ce qui aurait dû l'être — revenus, biens, taxes — pour toutes les années visées. En échange : aucune poursuite pénale pour les manquements divulgués, annulation totale ou quasi totale des pénalités et, selon le cas, un allègement d'intérêts. Les droits (l'impôt lui-même) demeurent payables, avec ententes de paiement possibles.

2

Deux programmes, deux demandes

L'ARC et Revenu Québec administrent chacun leur propre programme, avec leurs formulaires (RC199 au fédéral, LM-15 au Québec) et leurs règles. Un contribuable québécois doit généralement mener les deux démarches en parallèle — les administrations échangent des renseignements, et régler un seul côté laisse l'autre exposé.

3

Le facteur décisif : la spontanéité

La porte se referme dès qu'une vérification, une enquête ou une mesure de contrôle vous vise. Et depuis les réformes de 2025, le moment de la demande module directement la générosité des allègements : agir avant toute lettre du fisc rapporte concrètement plus qu'agir après.

Pourquoi maintenant ? Les sources de détection se multiplient : échanges internationaux de renseignements bancaires, données des plateformes numériques et immobilières, dénonciations, recoupements informatiques — et dès 2027, les données crypto du cadre CARF. La question n'est plus « si » mais « quand » : la divulgation volontaire n'a de valeur que tant que le fisc ne vous a pas trouvé le premier.
Quelles situations ?

Les dossiers types d'une divulgation volontaire

La divulgation volontaire ne vise pas que les « fraudeurs » : la majorité des dossiers concernent des contribuables ordinaires rattrapés par une omission, une erreur répétée ou une situation héritée.

Comptes et biens à l'étranger

Comptes bancaires, immeubles locatifs, placements ou sociétés à l'étranger jamais déclarés — formulaire T1135 omis, revenus étrangers non déclarés. Le grand classique depuis l'ère de l'échange automatique de renseignements bancaires entre pays.

Revenus d'entreprise ou de location

Revenus en argent comptant, travail autonome non déclaré, loyers encaissés sans déclaration, revenus de plateformes (Airbnb, livraison, commerce en ligne) : des années d'écarts qui s'accumulent — et se recoupent de plus en plus facilement.

Cryptomonnaies

Swaps, gains, minage et staking jamais déclarés : un cas d'espèce devenu si fréquent que nous lui avons consacré une page complète. L'arrivée du cadre CARF en 2027 en fait le dossier le plus urgent à régulariser.

TPS/TVH et TVQ

Taxes non perçues, perçues mais non remises, inscriptions tardives, CTI/RTI surévalués : les entreprises et travailleurs autonomes peuvent régulariser leurs taxes de vente — un volet spécifique des deux programmes.

Successions et fiducies

Un liquidateur découvre un compte étranger, des revenus jamais déclarés ou des déclarations manquantes du défunt : régulariser protège la succession et les héritiers — avant distribution. Les fiducies aux déclarations manquantes s'y prêtent aussi.

Erreurs et feuillets omis

Avantages imposables jamais inclus, feuillets oubliés année après année, déductions réclamées à tort, retenues à la source d'employeur : quand l'erreur est répétée et que les pénalités menacent, la divulgation structurée bat la simple demande de redressement.

Fédéral (ARC)

Le programme fédéral, refondu depuis le 1er octobre 2025

L'ARC a remplacé ses anciens volets « général » et « restreint » par une distinction plus simple — et lourde de conséquences : votre demande est-elle non incitée ou incitée ?

Demande non incitée — le plein régime
  • Vous agissez avant toute communication de l'ARC sur le problème
  • Annulation de 100 % des pénalités
  • Allègement de 75 % des intérêts
  • Aucune poursuite pénale pour les manquements divulgués
Le scénario à viser : c'est la récompense de celui qui se manifeste le premier.
Demande incitée — encore possible, moins généreuse
  • Vous avez déjà reçu une lettre ciblée de l'ARC (lettre éducative, demande de renseignements), mais aucune vérification n'est engagée
  • Pénalités annulées jusqu'à 100 %
  • Allègement de 25 % des intérêts seulement
  • Aucune poursuite pénale pour les manquements divulgués
Nouveauté de 2025 : recevoir une lettre ne ferme plus la porte — mais attendre cette lettre coûte 50 points d'allègement d'intérêts.
Ce qu'il faut couvrir : en règle générale, jusqu'à 10 ans pour les actifs et revenus étrangers, 6 ans pour les revenus de source canadienne et 4 ans pour la TPS/TVH. La demande se fait au moyen du formulaire RC199 simplifié, accompagnée des déclarations et documents, avec paiement des droits estimés ou entente de paiement.
Portes fermées : une vérification ou enquête déjà en cours sur la question, les dossiers sans impôt ni pénalité en jeu (une simple production suffit alors), les choix fiscaux tardifs et certaines situations particulières (insolvabilité, prix de transfert) ne sont pas admissibles. D'où l'importance d'évaluer l'admissibilité avant de se dévoiler.
Québec (Revenu Québec)

Le programme québécois — distinct, et remanié en décembre 2025

Revenu Québec administre son propre programme, retouché à son tour en décembre 2025 pour distinguer, comme au fédéral, les demandes non incitées des demandes incitées. Les deux régularisations doivent avancer de front.

Les quatre conditions

La demande doit être spontanée (aucune vérification, enquête ou mesure de contrôle en cours — de Revenu Québec ou d'une autre autorité), complète (tous les manquements, toutes les lois, toutes les années), vérifiable (documents à l'appui, registres, relevés) et accompagnée du paiement des droits estimés ou d'une entente. Une demande qui échoue à l'une des quatre est rejetée — et le dossier peut être transféré en vérification.

Les avantages

Demande acceptée : aucune poursuite pénale, annulation des pénalités et allègement partiel des intérêts pour les années les plus anciennes (réduction de moitié au-delà des années récentes, selon la catégorie de la demande). Comme au fédéral, la demande non incitée — déposée avant toute communication ciblée — obtient le traitement le plus favorable.

La démarche LM-15

La demande se fait au moyen du formulaire LM-15, avec les déclarations corrigées et les pièces justificatives, auprès de la direction spécialisée de Revenu Québec. Un délai (généralement 90 jours, prolongeable) est accordé pour compléter le dossier. Une discussion préliminaire anonyme avec Revenu Québec demeure possible pour tâter le terrain — un outil précieux dans les dossiers délicats.

Les exclusions

Sont notamment exclus les dossiers relevant de la planification fiscale agressive, les choix fiscaux tardifs ou révoqués, et les situations où l'allègement serait contraire à l'intérêt public. Le programme couvre par ailleurs des volets propres au Québec — TVQ, retenues, et même les droits de mutation immobilière dans certains cas.

Pourquoi les deux ? L'ARC et Revenu Québec s'échangent des renseignements. Une divulgation réussie au fédéral, sans son pendant québécois, expose au rattrapage — pénalités et intérêts pleins — par Revenu Québec, et vice-versa. La stratégie, le chiffrage et le calendrier des deux demandes doivent être pensés ensemble.
La démarche

Comment se déroule une divulgation bien menée

Consultation confidentielle — avant tout

Sous la protection du secret professionnel, nous faisons le tour complet : années visées, sommes en jeu, admissibilité, risques si l'on ne fait rien, coût estimé si l'on procède. Vous décidez ensuite, en connaissance de cause — rien n'a encore été dévoilé au fisc.

Reconstitution et chiffrage

Relevés bancaires, registres, historiques de plateformes, évaluations : nous reconstituons les revenus et les biens, année par année, et chiffrons droits et intérêts selon les scénarios (non incitée vs incitée, nombre d'années). C'est la qualité de ce travail qui rend la divulgation « complète et vérifiable » — et donc acceptée.

Dépôt coordonné des deux demandes

Préparation et dépôt du RC199 (ARC) et du LM-15 (Revenu Québec) avec les déclarations corrigées et les pièces, dans le bon ordre et au bon moment. La date de dépôt fige votre protection : à partir de là, une vérification qui s'ouvrirait ne peut plus vous disqualifier pour les éléments divulgués.

RC199 — fédéralLM-15 — Québec

Échanges avec les autorités

Réponses aux demandes de compléments dans les délais, discussions sur les années à couvrir, la qualification des revenus et les allègements : je gère les échanges avec les agents des deux administrations — vous n'improvisez jamais seul au téléphone avec le fisc.

Cotisations, allègements et paiement

Émission des avis de cotisation conformes à l'entente, application des allègements de pénalités et d'intérêts, et au besoin négociation d'une entente de paiement. Votre dossier est clos — et votre situation, enfin en règle, sans épée de Damoclès.

Vigilance

Les pièges qui ruinent une divulgation

1

Attendre la lettre du fisc

Depuis 2025, la procrastination a un prix chiffré : passer de « non incitée » à « incitée » fait fondre l'allègement d'intérêts fédéral de 75 % à 25 %. Sur dix ans d'intérêts composés, la différence se compte souvent en dizaines de milliers de dollars.

2

Trop attendre… et perdre l'accès

Vérification entamée, enquête ouverte, demande péremptoire reçue : la spontanéité disparaît et la porte se ferme — définitivement pour ces éléments. Entre la détection et la vérification, la fenêtre est parfois de quelques semaines.

3

Divulguer à moitié

Omettre un compte, une année, une société liée : une divulgation incomplète peut être rejetée — ou pire, voir sa protection retirée après coup, avec le fisc désormais en possession de vos aveux. On divulgue tout, ou l'on réfléchit avant de commencer.

4

Régler le fédéral, oublier le Québec

Les deux administrations se parlent. Une divulgation fédérale non doublée au Québec (ou l'inverse) expose au plein tarif — pénalités et intérêts — de l'autre côté. Les deux dossiers se déposent de façon coordonnée, pas séquentielle au petit bonheur.

5

Confier ses aveux à un conseiller sans secret professionnel

Les documents et analyses préparés par un conseiller non-avocat peuvent être saisis et utilisés contre vous si le dossier tourne mal. L'évaluation initiale — celle où l'on décide quoi divulguer, ou de ne pas divulguer — doit se faire sous le secret professionnel de l'avocat.

6

Croire que tout devient gratuit

La divulgation efface les poursuites et l'essentiel des pénalités — pas l'impôt. Les droits et une partie des intérêts restent dus, et la demande doit être accompagnée du paiement estimé ou d'une entente. Un chiffrage sérieux évite les mauvaises surprises… et les demandes abandonnées à mi-chemin.

7

Mal gérer les années anciennes

Combien d'années couvrir ? Lesquelles sont prescrites — et lesquelles ne le seront jamais en cas de fausse représentation ? Le périmètre des années est l'une des décisions les plus stratégiques du dossier : trop court, la protection est incomplète ; trop long, la facture explose inutilement.

8

Improviser une « deuxième chance » après une première ratée

Une deuxième divulgation pour un même contribuable n'est admise que dans des circonstances exceptionnelles. La première demande est, en pratique, la seule : elle mérite d'être préparée comme telle — complète, chiffrée et défendable du premier coup.

Pourquoi un avocat

Ce que je fais pour vous

Près de quatre décennies de pratique en litige fiscal, des deux côtés de la table des négociations. Tarif de 375 $/h ou forfait convenu d'avance selon l'ampleur du dossier.

1

Le secret professionnel d'abord

Tout ce que vous me confiez est protégé — y compris si vous décidez finalement de ne pas divulguer. Cette protection, reconnue par les tribunaux, est l'avantage décisif de l'avocat sur tout autre intervenant dans un dossier de régularisation.

2

La stratégie et l'exécution

Admissibilité, choix du moment, périmètre des années, chiffrage des scénarios, préparation du RC199 et du LM-15, coordination avec votre comptable pour les déclarations : je pilote le dossier de bout en bout, sur les deux fronts.

3

La défense, si nécessaire

Demande refusée, allègement insuffisant, cotisation non conforme à l'entente : je porte le dossier plus loin — second examen, recours devant les tribunaux, opposition et litige fiscal, jusqu'à la défense pénale si le fisc a choisi cette voie. Votre divulgation est défendue par celui qui l'a bâtie.

Dossiers connexes : régularisation avant un départ du Canada (le fisc scrute les dossiers d'émigrants), divulgations de cryptomonnaies avant l'arrivée des données CARF, et successions à régulariser avant distribution aux héritiers.
FAQ

Questions fréquentes

Vais-je aller en prison si je divulgue des revenus cachés ?
Non — c'est précisément la protection centrale du programme : une divulgation acceptée écarte les poursuites pénales pour les manquements divulgués. C'est l'inverse qui est risqué : attendre d'être découvert expose aux pénalités pour faute lourde et, dans les cas graves, à des accusations pénales. La démarche doit toutefois être menée correctement — d'où l'évaluation préalable sous secret professionnel.
Combien vais-je payer au final ?
Vous payez l'impôt qui aurait dû être payé, plus une partie des intérêts. Ce que la divulgation efface, c'est l'essentiel des pénalités (jusqu'à 100 %) et une partie des intérêts — 75 % au fédéral pour une demande non incitée, 25 % pour une demande incitée, avec des allègements comparables au Québec pour les années anciennes. Un chiffrage précis, scénario par scénario, fait partie de la première étape du mandat.
Quelle est la différence entre une demande « non incitée » et « incitée » ?
La demande non incitée est déposée avant toute communication du fisc sur le problème : elle obtient le traitement le plus généreux. La demande incitée survient après une communication ciblée (lettre éducative, demande de renseignements) mais avant toute vérification : elle demeure admissible — une nouveauté des réformes de 2025 — mais avec un allègement d'intérêts réduit. Une fois la vérification engagée, ni l'une ni l'autre n'est possible.
Combien d'années dois-je régulariser ?
En règle générale au fédéral : jusqu'à 10 ans pour les actifs et revenus étrangers, 6 ans pour les revenus canadiens et 4 ans pour la TPS/TVH — avec des paramètres comparables au Québec. Mais le périmètre exact dépend de votre situation : années prescrites ou non, fausse représentation, ampleur des omissions. C'est une décision stratégique, pas un automatisme.
Puis-je tâter le terrain sans me dévoiler ?
Oui, à deux niveaux. D'abord, la consultation avec un avocat est entièrement protégée par le secret professionnel : nous pouvons tout analyser sans que rien ne sorte du bureau. Ensuite, une discussion préliminaire anonyme demeure possible auprès de Revenu Québec pour valider certains paramètres avant de déposer. Vous ne vous identifiez au fisc qu'au moment choisi, dossier prêt.
Mon comptable peut-il faire ma divulgation ?
Votre comptable est un allié essentiel pour préparer les déclarations corrigées, et je travaille en étroite collaboration avec lui. Mais l'évaluation initiale, la stratégie et les échanges sensibles avec les autorités gagnent à passer par un avocat : seules les communications avec un avocat sont couvertes par le secret professionnel, et si le dossier dérape, les documents de travail d'un non-avocat peuvent être saisis et utilisés contre vous.
Et si ma demande est refusée ?
Un refus n'est pas nécessairement la fin : un second examen peut être demandé, et les décisions déraisonnables peuvent être contestées devant les tribunaux. C'est aussi pourquoi la demande doit être bien montée dès le départ — la plupart des refus sanctionnent des divulgations incomplètes, tardives ou mal documentées, toutes évitables.

Le meilleur moment pour régulariser, c'était l'an dernier. Le deuxième meilleur, c'est maintenant.

Une consultation confidentielle — protégée par le secret professionnel — suffit pour évaluer votre situation, chiffrer les scénarios et décider, sans pression. Appelez-moi, ou décrivez votre situation ci-dessous.

Me Louis Sirois, avocat et conseils
3030, boul. Curé-Labelle, bureau 300
Laval (Québec) H7P 0H9

Tél. : 438-386-4223
Téléc. : 1-450-506-0425
Courriel : lsirois@sbavocats.ca
www.sbavocats.ca

Lundi au vendredi, 9 h à 17 h
Membre du Barreau du Québec depuis 1987

Vos renseignements demeurent strictement confidentiels et ne servent qu'à vous recontacter.