ME LOUIS SIROIS, LL.B.
Avocat et conseils
Départ définitif du Canada · Fiscalité de l'émigration

Quitter le Canada, sans laisser votre patrimoine derrière.

Le jour où vous cessez d'être résident fiscal canadien, le fisc considère que vous avez vendu la quasi-totalité de vos biens — actions, cryptomonnaies, placements, participations — même si vous n'avez rien vendu du tout. C'est la taxe de départ. Bien planifiée, elle se gère, se reporte et parfois se réduit considérablement. Mal planifiée, elle peut coûter très cher.

Consultation confidentielle · Membre du Barreau du Québec depuis 1987

Depuis 1987Membre du Barreau du Québec
Droit fiscal & litige fiscalARC et Revenu Québec
Expertise pointueTaxe de départ, cryptomonnaies, cadres supérieurs
Tarif transparent375 $/h ou forfait selon le mandat
Quoi ?

Qu'est-ce que la taxe de départ ?

La « taxe de départ » n'est pas un impôt distinct : c'est l'effet de la disposition réputée prévue à l'article 128.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu. Au moment où vous cessez d'être résident du Canada, vous êtes réputé avoir vendu la plupart de vos biens à leur juste valeur marchande — et les avoir rachetés immédiatement au même prix.

Une vente… fictive

Aucune transaction réelle n'a lieu, mais tous les gains accumulés sur vos biens deviennent imposables dans votre déclaration de l'année du départ, comme si vous aviez tout vendu la veille de partir.

Un impôt bien réel

La moitié du gain en capital (taux d'inclusion de 50 %) s'ajoute à vos revenus de l'année du départ. Sur un portefeuille, une entreprise ou des cryptomonnaies qui ont pris de la valeur, la facture peut être substantielle.

Deux administrations

Le fédéral (ARC) et le Québec (Revenu Québec) appliquent chacun leurs règles et leurs formulaires. Un départ du Québec se planifie donc sur deux fronts, avec des échéances et des garanties distinctes.

Exemple simplifié. Vous détenez pour 900 000 $ de placements et de cryptomonnaies payés 300 000 $. À votre départ, vous êtes réputé avoir réalisé un gain de 600 000 $ : environ 300 000 $ s'ajoutent à vos revenus imposables de l'année — sans qu'un seul dollar n'ait été encaissé. D'où l'importance de planifier avant le départ.
Où ?

Où êtes-vous résident fiscal ? La vraie question.

On ne cesse pas d'être résident fiscal canadien en prenant l'avion. On cesse de l'être en rompant ses liens de résidence avec le Canada. C'est une analyse de faits — et c'est là que beaucoup de départs échouent.

Les liens de résidence importants

Trois liens pèsent le plus lourd dans l'analyse : un logement qui demeure à votre disposition au Canada, un conjoint qui y reste, et des personnes à charge qui y demeurent. Tant que ces liens subsistent, le fisc peut considérer que vous n'êtes jamais parti — et vous imposer sur vos revenus mondiaux.

Les liens secondaires

Comptes bancaires et cartes de crédit canadiens, permis de conduire, carte d'assurance maladie (RAMQ), meubles, véhicules, adhésions professionnelles ou sociales : pris ensemble, ces liens secondaires peuvent faire pencher la balance. Un départ sérieux se prépare dans les détails.

La destination compte

Partir vers un pays lié au Canada par une convention fiscale (États-Unis, France, Portugal, Émirats… chaque cas diffère) change l'analyse : les règles de départage (« tie-breaker ») peuvent trancher votre statut, et la convention influence l'imposition de vos revenus après le départ.

Attention au retour… involontaire

Au Québec, séjourner 183 jours ou plus dans l'année peut suffire à faire de vous un résident réputé. Un « départ » suivi d'allers-retours fréquents ou de longs séjours au pays peut être requalifié — avec rappel d'impôt, intérêts et pénalités.

Quand ?

Quand la taxe s'applique-t-elle — et quand faut-il agir ?

Trois dates commandent tout le dossier : la date de cessation de résidence, le 30 avril de l'année suivante, et — idéalement — le jour où vous commencez à planifier, plusieurs mois avant le départ.

1

La date de départ fiscal

C'est généralement le jour où vous quittez le Canada et rompez vos liens de résidence. Elle fixe le moment de la disposition réputée et la valeur de vos biens à retenir. La choisir — et pouvoir la démontrer — est un exercice stratégique en soi.

2

Le 30 avril suivant

Votre déclaration de l'année du départ, les formulaires de départ (T1161, T1243) et, le cas échéant, le choix de reporter le paiement (T1244) et la garantie exigée doivent être produits au plus tard le 30 avril de l'année suivant le départ (15 juin pour les travailleurs autonomes, mais l'impôt demeure dû le 30 avril).

3

6 à 12 mois avant

C'est le moment idéal pour consulter. Avant le départ, presque tout est encore possible : cristallisation, réorganisation, choix du moment, gel successoral, utilisation des exonérations. Après le départ, on ne fait plus que constater — et payer.

À retenir : la taxe de départ se calcule à la valeur de vos biens au jour du départ. Le choix de l'année et du moment du départ — après une baisse de marché, avant une vente d'entreprise, après l'encaissement d'un boni — peut modifier la facture de façon importante.
Comment ?

Comment ça fonctionne, concrètement

Un départ fiscal bien exécuté suit une mécanique précise. Voici les cinq grandes étapes — et les formulaires qui s'y rattachent.

Déterminer (et documenter) la cessation de résidence

Analyse de vos liens de résidence, de votre destination et des conventions fiscales applicables, pour établir une date de départ défendable devant l'ARC et Revenu Québec.

Inventorier vos biens à leur juste valeur marchande

Placements, actions de sociétés privées, cryptomonnaies, immeubles à l'étranger, biens de valeur : tout est recensé et évalué au jour du départ. Si la valeur totale de vos biens dépasse 25 000 $, la liste doit être produite au fisc.

Formulaire T1161

Calculer la disposition réputée

Les gains (et pertes) réputés sont calculés bien par bien, au fédéral comme au Québec, puis intégrés à votre déclaration de l'année du départ.

Formulaire T1243TP-1033.2.A (Québec)

Produire la déclaration de l'année du départ

Une déclaration « année scindée » : revenus mondiaux jusqu'à la date du départ, puis uniquement certains revenus de source canadienne ensuite. C'est aussi la dernière occasion d'utiliser plusieurs déductions et crédits.

Choisir de payer… ou de reporter

Vous pouvez faire le choix de reporter le paiement de l'impôt de départ, sans intérêt, jusqu'à la vente réelle des biens. Aucune garantie n'est exigée si l'impôt fédéral en cause ne dépasse pas 16 500 $ (13 777,50 $ pour un résident du Québec) ; au-delà, une garantie acceptable doit être négociée avec l'ARC — et une démarche parallèle menée auprès de Revenu Québec.

Formulaire T1244TP-1033.2 (Québec)
Vos biens

Quels biens sont touchés — et lesquels y échappent

La disposition réputée vise « presque tout », mais la loi prévoit des exceptions importantes. C'est souvent autour de ces exceptions que se construit la planification.

Réputés vendus au départ
  • Actions cotées en bourse, FNB, fonds communs (comptes non enregistrés)
  • Actions de sociétés privées (votre PME, votre société de gestion)
  • Cryptomonnaies et autres actifs numériques
  • Immeubles situés à l'étranger
  • Participations dans des sociétés de personnes ou certaines fiducies
  • Biens personnels de valeur (œuvres d'art, collections, métaux précieux)
Gains imposables dans l'année du départ, même sans vente réelle.
Exclus de la disposition réputée
  • Immeubles situés au Canada (résidence, immeubles locatifs)
  • REER, FERR, CELI, REEE, REEI et régimes de retraite
  • Biens d'une entreprise exploitée par un établissement stable au Canada
  • Certains biens des résidents de courte durée (60 mois ou moins au cours des 10 dernières années)
Exclus au départ, mais soumis à d'autres règles par la suite (retenues, certificat de conformité, imposition à la vente) : « exclu » ne veut pas dire « sans enjeu ».
Pourquoi ?

Pourquoi planifier plutôt que subir

La taxe de départ n'est pas une fatalité à payer les yeux fermés. C'est un événement fiscal qui se prépare, se négocie et s'optimise — à condition d'agir avant le départ.

Reporter l'impôt

Le choix de report (T1244 / TP-1033.2) permet de ne payer qu'au moment de la vente réelle des biens, sans intérêt — un levier de liquidités majeur quand la facture se compte en centaines de milliers de dollars.

Réduire la facture

Exonération cumulative des gains en capital sur les actions admissibles de petite entreprise (plus de 1,25 million $), cristallisation des pertes, roulements, dons planifiés, choix du moment du départ : plusieurs outils peuvent réduire l'impôt de départ.

Éviter la double imposition

Sans coordination avec le pays d'arrivée, un même gain peut être imposé deux fois. Les conventions fiscales et les choix appropriés (notamment l'ajustement du coût fiscal à l'arrivée) permettent d'éviter ce résultat.

Protéger votre départ lui-même

Un dossier de résidence solide — liens rompus, preuves documentées, dates cohérentes — évite qu'une vérification ne requalifie votre départ des années plus tard, avec rappels d'impôt et intérêts.

Sécuriser la suite

Pensions, dividendes, loyers et retraits REER versés après le départ demeurent soumis à des retenues canadiennes (généralement 25 %, souvent réduites par convention). Ces flux se structurent avant de partir.

Coordonner avec votre succession

Un départ change tout votre plan successoral : testament, fiducies, assurance, biens canadiens conservés. La planification du départ est aussi une planification successorale.

Vigilance

Les pièges qui coûtent le plus cher

En près de quatre décennies de pratique, ce sont presque toujours les mêmes erreurs qui reviennent — et elles sont toutes évitables.

1

Croire qu'il suffit de partir

Un logement conservé « au cas où », un conjoint resté au pays, la carte RAMQ non annulée : le fisc peut conclure que vous n'avez jamais cessé d'être résident — et vous imposer sur vos revenus mondiaux, des années plus tard, avec intérêts.

2

Oublier le formulaire T1161

Si vos biens dépassent 25 000 $ au départ, la liste est obligatoire — même si aucun impôt n'est dû. La pénalité : 25 $ par jour de retard, jusqu'à 2 500 $, presque impossible à faire annuler.

3

Penser que la crypto passe sous le radar

Les cryptomonnaies sont des biens visés par la disposition réputée, au même titre qu'un portefeuille d'actions. Les autorités fiscales disposent d'outils de traçage et d'échanges de renseignements de plus en plus efficaces. Un départ est le pire moment pour improviser sur ce front.

4

Mal évaluer ses biens

Sans évaluation sérieuse et documentée au jour du départ — surtout pour des actions de société privée ou des actifs numériques — vous vous exposez à des redressements et vous perdez la base de calcul qui vous protégera dans le pays d'arrivée.

5

Vendre sa maison après le départ

L'immeuble canadien échappe à la taxe de départ, mais sa vente comme non-résident déclenche certificat de conformité, retenue sur le prix de vente et perte partielle de l'exemption pour résidence principale. L'ordre des opérations change tout.

6

Négliger le CELI et le REER

Le CELI reste à l'abri de l'impôt canadien, mais plusieurs pays — les États-Unis notamment — l'imposent comme un compte ordinaire. Les retraits REER faits comme non-résident subissent une retenue. Chaque compte mérite sa propre stratégie avant le départ.

7

Rater le report d'impôt — ou sa garantie

Le choix de reporter le paiement doit être produit à temps, avec la garantie exigée lorsque l'impôt dépasse les seuils. Un choix tardif ou une garantie mal négociée, et la totalité de l'impôt devient exigible, avec intérêts.

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Oublier Revenu Québec

Le Québec applique ses propres règles, ses propres formulaires (TP-1033.2 et TP-1033.2.A) et ses propres garanties. Régler le fédéral sans régler le Québec, c'est ne régler que la moitié du dossier.

Le piège ultime : consulter après le départ. Une fois la résidence rompue, l'essentiel des stratégies n'est plus disponible. La bonne planification commence pendant que vous êtes encore résident canadien.
Pour qui ?

Des départs que j'accompagne régulièrement

Détenteurs de cryptomonnaies

Portefeuilles importants, historique de transactions complexe, plateformes multiples : je combine fiscalité de l'émigration et expertise en fiscalité des cryptomonnaies pour établir la juste valeur, régulariser le passé au besoin et structurer le départ.

Cadres supérieurs en fin d'emploi

Indemnité de départ, options d'achat d'actions, unités d'actions (RSU), régimes de retraite : quand une fin d'emploi précède une expatriation, la négociation du package et la planification du départ doivent se faire ensemble.

Entrepreneurs et professionnels incorporés

Actions de PME, sociétés de gestion, immobilier corporatif : le départ d'un actionnaire se prépare longtemps d'avance — exonération, gel, réorganisation, vente ou conservation de la société.

Retraités et familles

Retraite au soleil, rapprochement familial, nouveau chapitre à l'étranger : pensions, FERR, résidence, chalet et succession doivent être coordonnés pour que le rêve ne devienne pas un dossier de vérification.

L'accompagnement

Ce que je fais pour vous

Un mandat clair, mené par un seul avocat fiscaliste — pas une équipe interchangeable. Tarif horaire de 375 $ ou forfait convenu d'avance selon le mandat.

1

Diagnostic de départ

Analyse de votre résidence fiscale, inventaire de vos biens, estimation de la taxe de départ et identification des leviers : vous savez où vous en êtes avant de prendre toute décision.

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Plan et exécution

Stratégie de départ sur mesure, coordination avec vos conseillers (comptable, fiscaliste du pays d'arrivée, planificateur), production des formulaires fédéraux et québécois, négociation des garanties de report.

3

Défense au besoin

Vérification, remise en question de votre non-résidence, redressement : en tant qu'avocat en litige fiscal, je vous représente devant l'ARC, Revenu Québec et les tribunaux — sous la protection du secret professionnel.

FAQ

Questions fréquentes

Est-ce que je paie la taxe de départ même si je ne vends rien ?
Oui. La disposition est « réputée » : la loi fait comme si vous aviez vendu vos biens au jour du départ, même sans transaction réelle. L'impôt sur les gains accumulés devient payable pour l'année du départ — sauf si vous faites le choix de reporter le paiement, avec garantie le cas échéant.
Mon REER, mon CELI et ma maison sont-ils touchés ?
Les REER, FERR, CELI et régimes de retraite ainsi que les immeubles situés au Canada sont exclus de la disposition réputée. Ils demeurent toutefois soumis à d'autres règles après le départ : retenues sur les retraits et les versements, certificat de conformité et retenue lors de la vente d'un immeuble, imposition possible du CELI dans votre nouveau pays. « Exclu » ne signifie pas « réglé ».
Mes cryptomonnaies sont-elles visées ?
Oui. Les cryptomonnaies et autres actifs numériques sont des biens au sens de la loi et sont réputés vendus à leur juste valeur marchande au jour du départ. L'établissement de cette valeur et de votre coût fiscal, souvent à travers des années de transactions, est l'un des volets les plus techniques du dossier — et l'une de mes expertises.
Puis-je reporter le paiement de la taxe de départ ?
Oui. Un choix (formulaire T1244 au fédéral, TP-1033.2 au Québec) permet de reporter le paiement, sans intérêt, jusqu'à la vente réelle des biens. Aucune garantie n'est exigée au fédéral si l'impôt en cause ne dépasse pas 16 500 $ (13 777,50 $ pour un résident du Québec au départ) ; au-delà, une garantie acceptable (placements, lettre de crédit, etc.) doit être convenue avec les autorités.
Que se passe-t-il si je reviens vivre au Canada plus tard ?
La loi prévoit des mécanismes d'allègement pour ceux qui reviennent, permettant dans certains cas d'annuler rétroactivement les effets de la disposition réputée sur les biens encore détenus. Les conditions sont techniques et le retour, comme le départ, se planifie.
Je suis déjà parti sans faire ces démarches. Est-il trop tard ?
Non, mais chaque mois compte. Selon le cas, il est possible de régulariser la situation — production tardive, divulgation volontaire, demandes d'allègement des pénalités et intérêts. Plus la démarche est entreprise tôt, et avant que le fisc ne vous contacte, plus les options sont favorables.
Combien coûtent vos services ?
Mon tarif horaire est de 375 $. Pour la plupart des mandats de planification de départ, je propose également un forfait convenu d'avance, en fonction de la complexité du patrimoine et des juridictions en cause. La première étape est une consultation où nous évaluons ensemble l'ampleur du dossier.

Vous songez à quitter le Canada ?

Parlons-en avant votre départ. Une consultation suffit souvent à mesurer l'enjeu, éviter les pièges irréversibles et bâtir un plan clair. Appelez-moi, ou décrivez votre situation ci-dessous — je vous recontacte rapidement et en toute confidentialité.

Me Louis Sirois, avocat et conseils
3030, boul. Curé-Labelle, bureau 300
Laval (Québec) H7P 0H9

Tél. : 438-386-4223
Téléc. : 1-450-506-0425
Courriel : lsirois@sbavocats.ca
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Lundi au vendredi, 9 h à 17 h
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