ME LOUIS SIROIS, LL.B.
Avocat et conseils
Défense pénale · Crimes économiques · Valeurs mobilières

Fraude, délit d'initié, poursuite de l'AMF : quand l'accusation tombe, chaque heure compte.

Perquisition, comptes bloqués, enquêteurs qui contactent vos investisseurs, constat d'infraction ou arrestation : les dossiers dits de « col blanc » — fraude financière, stratagèmes de type Ponzi, « pump and dump », appel public à l'épargne sans prospectus, exercice illégal, blanchiment — se jouent tôt, sur des règles techniques où se croisent la Loi sur les valeurs mobilières, le Code criminel et la Charte. La défense se construit dès le premier contact avec les autorités — pas à la veille du procès.

Enquêteurs à la porte ou assignation de l'AMF entre les mains ? N'improvisez pas : chaque parole prononcée sans avocat peut être retenue contre vous.

Depuis 1987Membre du Barreau du Québec
Trois frontsPénal, criminel et administratif (TMF)
Litige contre l'ÉtatPrès de 40 ans devant les tribunaux
Secret professionnelVotre défense se prépare à l'abri
Comprendre l'enjeu

Trois fronts, trois poursuivants — un seul accusé : vous

Les dossiers de crimes économiques ne se déroulent presque jamais sur une seule scène. Selon les faits reprochés, vous pouvez faire face — parfois simultanément — à des poursuites pénales de l'AMF, à des accusations criminelles et à des mesures administratives. Chaque front a ses règles, ses délais et ses risques propres.

1

Le front pénal — l'AMF

L'Autorité des marchés financiers enquête elle-même et dépose ses propres poursuites devant la Cour du Québec (chambre criminelle et pénale) : placement sans prospectus, exercice illégal de l'activité de courtier ou de conseiller, délit d'initié, manipulation de titres, informations fausses ou trompeuses. Amendes minimales obligatoires — souvent multipliées par le nombre de chefs — et emprisonnement possible jusqu'à 5 ans moins un jour.

2

Le front criminel — le Code criminel

Pour les dossiers d'envergure — fraudes alléguées de type Ponzi, manipulations boursières, blanchiment —, l'enquête relève des corps policiers (GRC, escouades intégrées des marchés financiers, Sûreté du Québec) et la poursuite, du DPCP ou du SPPC : peines maximales de 10 à 14 ans, peine minimale de 2 ans si la fraude dépasse 1 M$, casier judiciaire et confiscations.

3

Le front administratif — le TMF

À la demande de l'AMF, le Tribunal administratif des marchés financiers peut prononcer rapidement des mesures lourdes de conséquences : blocage de comptes et d'actifs, pénalités administratives, interdictions d'opérations sur valeurs, interdiction d'agir comme administrateur ou dirigeant. Ces procédures avancent en parallèle du pénal — et ce qui s'y dit peut se retrouver ailleurs.

Et le fisc n'est jamais loin. Les sommes reprochées dans un dossier de fraude ou de financement illégal deviennent presque toujours un dossier fiscal : revenus non déclarés, cotisations, TPS/TVQ — parfois des accusations d'évasion fiscale. La défense doit être coordonnée sur tous les fronts : ce qu'on concède sur l'un peut servir de munition sur l'autre. Voyez aussi la page Droit fiscal pénal.
Les infractions

Ce qu'on vous reproche — et ce que vous risquez

Derrière les étiquettes médiatiques se trouvent des chefs d'accusation précis. En voici les principaux, avec les peines prévues par la loi.

Loi sur les valeurs mobilières — poursuites pénales de l'AMF
  • Appel public à l'épargne sans prospectus (art. 11 LVM) : le reproche le plus fréquent contre les entrepreneurs qui « lèvent des fonds » auprès d'investisseurs sans visa de l'AMF ni dispense valable
  • Exercice illégal de l'activité de courtier ou de conseiller (art. 148 LVM) : vendre des placements, recruter des investisseurs ou conseiller sans inscription
  • Délit d'initié et communication d'information privilégiée (art. 187 à 189.1 LVM) : opérations ou « tuyaux » fondés sur une information non publique
  • Influence sur le cours d'un titre (art. 195.2 LVM) : manipulation par pratiques déloyales, abusives ou frauduleuses — le « pump and dump »
  • Informations fausses ou trompeuses (art. 196-197 LVM) : prospectus, documents d'offre, déclarations aux investisseurs ou au marché
  • Aide, concertation, dirigeants et administrateurs (art. 205, 207, 208 LVM) : celui qui aide, encourage ou autorise est passible des mêmes peines que l'auteur principal
  • Amendes : minimum le plus élevé de 5 000 $, du double du bénéfice réalisé ou du cinquième des sommes investies ; maximum le plus élevé de 5 000 000 $, du quadruple du bénéfice ou de la moitié des sommes investies (art. 204 et 204.1 LVM)
  • Emprisonnement : jusqu'à 5 ans moins un jour (art. 208.1 LVM)
Poursuites intentées par l'AMF devant la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale. Prescription : 5 ans depuis l'ouverture du dossier d'enquête de l'Autorité (art. 211 LVM) — et non depuis les faits.
Code criminel — GRC, escouades des marchés et poursuivants publics
  • Fraude (art. 380 C.cr.) : plus de 5 000 $ — jusqu'à 14 ans d'emprisonnement ; peine minimale de 2 ans si la valeur totale dépasse 1 M$
  • Fraude visant les marchés publics (art. 380(2) C.cr.) : influencer la cote publique de titres avec intention de frauder — jusqu'à 14 ans
  • Manipulation frauduleuse d'opérations boursières (art. 382 C.cr.) : opérations fictives, ordres concertés — jusqu'à 10 ans
  • Délit d'initié criminel (art. 382.1 C.cr.) : jusqu'à 10 ans ; communication d'information confidentielle — jusqu'à 5 ans
  • Faux prospectus (art. 400 C.cr.), faux et usage de faux (art. 366 à 368 C.cr.) : documents falsifiés destinés aux investisseurs, prêteurs ou créanciers
  • Recyclage des produits de la criminalité (art. 462.31 C.cr.) : jusqu'à 10 ans, avec confiscation — enjeux particuliers lorsque des cryptoactifs sont en cause
  • Complot (art. 465 C.cr.) : souvent greffé aux stratagèmes reprochés à plusieurs personnes
Les fraudes d'envergure — dites « Ponzi » — sont typiquement poursuivies par acte criminel, parfois en plus des chefs pénaux de l'AMF portés sur les mêmes faits.
« Ponzi », « pump and dump » : des étiquettes, pas des verdicts. Le tribunal ne juge pas une manchette : il juge des chefs précis, dont chaque élément essentiel — l'acte, l'intention, les montants — doit être prouvé hors de tout doute raisonnable. Décortiquer chaque chef, transaction par transaction, est la première étape de toute défense sérieuse.
Le processus

Comment ces dossiers naissent — et où ils se gagnent

Un dossier de crimes économiques suit un parcours prévisible. À chaque étape, des droits s'exercent, des erreurs se commettent et des moyens de défense se préparent — ou se perdent.

L'enquête — souvent invisible au début

Plainte d'un investisseur, signalement d'une banque ou d'un courtier, veille des marchés, dénonciation : l'AMF ou la police ouvre un dossier d'enquête bien avant de vous contacter. Demandes de documents aux institutions financières et aux plateformes, analyse des flux, contacts avec des témoins — vous l'apprenez parfois par un tiers. Dès le premier signal, consultez : il est encore temps d'encadrer la suite.

Les pouvoirs d'enquête de l'AMF — un régime particulier

L'AMF peut vous assigner à un interrogatoire sous serment et exiger des documents. Attention : refuser de comparaître ou de répondre constitue en soi une infraction (art. 195 LVM) — le « droit au silence » ne s'y applique pas comme face aux policiers. En contrepartie, vos réponses bénéficient d'immunités qui en limitent l'utilisation contre vous, et vous avez le droit d'être assisté d'un avocat. Cet exercice se prépare minutieusement ; il ne s'improvise jamais.

Perquisitions, blocages et mesures conservatoires

Mandats de perquisition au bureau, à la maison, chez vos professionnels ; saisies d'ordinateurs, de téléphones et de serveurs ; ordonnances de blocage prononcées par le TMF sur vos comptes et vos actifs. Ces mesures se contestent — validité et portée des mandats, tri des documents privilégiés, requêtes pour dégager des sommes destinées à la subsistance et aux frais de défense.

Le dépôt des accusations — et leur publicité

Constat d'infraction pénale (AMF) : 30 jours pour enregistrer un plaidoyer. Dénonciation criminelle : comparution, parfois arrestation et mise en liberté sous conditions. L'AMF publie ses poursuites par communiqué et les médias s'en emparent : la gestion des communications — clients, investisseurs, employeur, ordre professionnel — fait partie de la défense.

Requêtes, négociations — puis le procès

Communication d'une preuve souvent volumineuse (années de relevés, courriels, enregistrements), requêtes fondées sur la Charte, contestation des calculs, négociations avec le poursuivant : retrait de chefs, réduction des montants reprochés, amendes négociées vers le plancher légal. À défaut de règlement acceptable, le procès : la poursuite doit tout prouver, hors de tout doute raisonnable.

Guide d'urgence

Que faire si…

Quatre situations où les prochaines heures pèsent lourd. Dans chacune, la règle d'or est la même : rester calme, ne rien improviser, appeler un avocat avant de parler ou de signer quoi que ce soit.

…des enquêteurs se présentent chez vous ou au bureau

PerquisitionSaisie

Restez calme et courtois ; n'obstruez pas. Demandez le mandat et lisez sa portée : qui, où, quoi. Ne consentez à aucune fouille au-delà de ce qu'il autorise. Exercez votre droit au silence — pas d'explications, pas de « mise en contexte ». Signalez les documents protégés par le secret professionnel pour qu'ils soient mis sous scellés. Appelez immédiatement un avocat, et notez tout dès le départ des enquêteurs : heures, noms, lieux fouillés, objets saisis.

…vous recevez une assignation de l'AMF

InterrogatoireDemande de documents

Ne l'ignorez jamais : l'omission de comparaître ou de répondre est une infraction en soi. Mais ne vous y présentez pas non plus « en toute transparence » sans préparation : chaque réponse est transcrite et analysée. Vous avez le droit d'être assisté d'un avocat : portée de l'assignation, revendication des immunités, protection des documents privilégiés, préparation des réponses — tout cela se travaille avant, pas pendant.

…vos comptes sont bloqués par une ordonnance

Blocage TMFGel d'actifs

Un blocage n'est pas un verdict : c'est une mesure conservatoire, prononcée souvent sans que vous ayez été entendu. Les délais pour réagir sont courts. Des requêtes permettent d'en contester la portée et de faire dégager des sommes pour les besoins essentiels — subsistance, obligations familiales, frais de défense. Attention : ce que vous déclarez devant le TMF peut ressurgir dans le dossier pénal ; la coordination des deux fronts est essentielle.

…vous recevez un constat d'infraction ou une dénonciation

30 jours (constat)Comparution

Pour un constat d'infraction pénale, vous avez 30 jours pour enregistrer un plaidoyer — le silence mène au jugement par défaut. Ne plaidez rien sous le choc : plaider non coupable dans le délai n'est pas un affront, c'est l'ouverture du dossier de défense — communication de la preuve, analyse, requêtes, négociations. Et n'appelez pas les enquêteurs « pour vous expliquer » : à ce stade, tout se passe entre avocats.

Dans le doute, appelez avant d'agir. Une consultation au bon moment coûte infiniment moins cher — à tous égards — qu'une déclaration malheureuse, un délai expiré ou un document remis sans cadre. Ligne directe : 438-386-4223.
Vos droits

Vos protections — à condition de les invoquer

Accusé, vous n'êtes pas un coupable en attente de sentence : vous êtes présumé innocent. Mais ces protections ne s'appliquent pas toutes seules — elles s'exercent, à temps et correctement.

Le droit au silence — et ses limites

Face aux policiers et enquêteurs criminels : silence complet, sans justification. Devant l'AMF sur assignation : obligation de répondre, mais des immunités limitent l'utilisation de vos réponses contre vous. Savoir dans quel régime vous vous trouvez — et ce qui bascule de l'un à l'autre — est la question stratégique numéro un.

Le droit à l'avocat

Dès une détention ou une arrestation — et en pratique dès le premier contact avec une autorité —, vous avez droit à l'assistance d'un avocat. Appeler avant de parler n'est ni de l'obstruction ni un aveu : c'est l'exercice d'un droit constitutionnel.

La protection contre les fouilles abusives

Perquisitions et saisies exigent des autorisations valides, obtenues et exécutées dans les règles. Mandat trop large, motifs déficients, fouille débordant le cadre autorisé : autant de motifs de requêtes pour faire exclure la preuve obtenue.

La présomption d'innocence

C'est à la poursuite de tout prouver, hors de tout doute raisonnable : l'acte, l'intention et les montants. Les dossiers financiers, bâtis sur des reconstitutions et des projections, prêtent flanc à la contestation — un doute sérieux sur un élément essentiel suffit.

Le procès dans un délai raisonnable

Depuis l'arrêt Jordan, des plafonds s'appliquent entre le dépôt des accusations et la fin du procès — environ 18 mois en cour provinciale, 30 en cour supérieure. Les dossiers économiques, volumineux et lents, dépassent régulièrement la mesure : l'arrêt des procédures est un moyen de défense bien réel.

Le secret professionnel

Vos communications avec votre avocat sont protégées, y compris lors des perquisitions, où des protocoles de mise sous scellés s'appliquent. Votre défense se prépare à l'abri — ce que vous confiez à d'autres conseillers, lui, peut être saisi et produit en preuve.

La défense

Les angles d'attaque d'une défense sérieuse

Chaque dossier a ses failles. Le travail du défenseur : les identifier toutes, puis choisir lesquelles plaider et lesquelles négocier.

1

L'intention et la connaissance

La fraude exige la malhonnêteté consciente ; le délit d'initié, la possession d'une information privilégiée ; la manipulation, l'intention d'influencer le cours. Croyance sincère, confiance documentée envers des conseillers, absence de connaissance : le doute sur l'élément mental est souvent la voie vers l'acquittement.

2

La diligence raisonnable

Pour plusieurs infractions réglementaires de la Loi sur les valeurs mobilières, la démonstration de précautions raisonnables — vérifications effectuées, avis obtenus, structure de conformité — constitue une défense reconnue. Ce qui a été fait de bonne foi doit être documenté et plaidé.

3

Les chiffres se contestent

« Bénéfice réalisé », « sommes investies », pertes alléguées : ces montants déterminent les amendes minimales et pèsent sur la peine. Reconstitutions incomplètes, doubles comptages, flux mal attribués : la contre-expertise financière est une pièce maîtresse de la défense.

4

La légalité de l'enquête

Mandats déficients, fouilles trop larges, interrogatoires contraints utilisés à mauvais escient, blocages disproportionnés : les violations de la Charte et des immunités se sanctionnent — jusqu'à l'exclusion de la preuve. Sans preuve, pas de condamnation.

5

Les délais et l'abus

Dépassement des plafonds Jordan, divulgation de preuve incomplète ou tardive, conduite abusive : autant de requêtes qui peuvent arrêter les procédures avant même le débat de fond.

6

La négociation stratégique

Retrait ou réduction de chefs, montants revus, amendes vers le plancher légal, observations communes sur la peine, coordination du volet TMF : quand le procès n'est pas la meilleure option, un règlement bien construit protège l'essentiel — la liberté, le patrimoine et la suite des choses.

Vigilance

Les erreurs qui condamnent — souvent avant le procès

1

« S'expliquer » aux enquêteurs sans préparation

Le réflexe honnête — et le cadeau rêvé pour la poursuite. Vos explications improvisées deviennent des déclarations antérieures incompatibles ; vos approximations, des « aveux ». On se tait, on appelle son avocat. Dans cet ordre.

2

Ignorer une assignation de l'AMF — ou y aller seul

L'ignorer est une infraction. S'y présenter sans préparation est un piège : l'interrogatoire est sous serment, transcrit, et chaque réponse engage. Entre les deux : comparaître, préparé, assisté d'un avocat, immunités revendiquées.

3

Effacer, détruire, « faire le ménage »

Courriels supprimés, groupes de discussion fermés, registres « corrigés », appareils réinitialisés : l'entrave est une infraction distincte, la trace numérique survit presque toujours — et l'effet sur un juge est désastreux. On préserve tout, on ne touche à rien.

4

« Rassurer » ses investisseurs par écrit

Sous la pression, l'accusé écrit à ses investisseurs que « tout va bien ». Chaque nouvelle communication peut devenir un nouveau chef — informations fausses ou trompeuses — et repousser la prescription. Les communications aux investisseurs s'encadrent juridiquement, ou ne se font pas.

5

Plaider coupable « pour en finir »

Un plaidoyer rapide cristallise des amendes minimales par chef, un casier le cas échéant, des interdictions d'agir et des conséquences durables — voyages, ordres professionnels, financement, réputation. Un dossier se plaide ou se négocie ; il ne s'expédie pas sous le stress.

6

Négliger le front administratif pendant le pénal

Le dossier du TMF avance vite, et ce qui s'y déclare — témoignages, admissions, documents — peut ressurgir au pénal. Défendre un front en ignorant l'autre, c'est offrir des munitions à la poursuite.

7

Oublier que les dirigeants répondent personnellement

Quand une société est poursuivie, ses administrateurs, dirigeants et salariés qui ont autorisé ou permis l'infraction encourent les mêmes peines (art. 205 LVM). Défendre la société sans défendre ses têtes dirigeantes — ou l'inverse — est une stratégie borgne.

8

Attendre le procès pour se défendre

Ces dossiers se gagnent tôt : à la perquisition contestée, à l'interrogatoire bien préparé, au blocage réduit, à la divulgation exigée, aux requêtes préliminaires. Chaque étape ratée est une munition perdue — et elles ne reviennent pas.

L'accompagnement

Ce que je fais pour vous

Membre du Barreau du Québec depuis 1987, avec le litige contre l'État — fiscal et pénal — comme cœur de pratique : une défense qui voit les trois fronts à la fois, et qui se construit dès le premier appel.

1

Intervention d'urgence

Perquisition en cours, blocage signifié, assignation ou convocation reçue : encadrement immédiat — droits invoqués, communications canalisées, documents privilégiés protégés, proches et personnel préparés. Les premières 48 heures orientent tout le dossier.

2

Construction de la défense

Analyse de la preuve divulguée — souvent des dizaines de milliers de pages —, chronologie des faits et des flux financiers, requêtes fondées sur la Charte, contre-expertise des montants, coordination avec comptables et experts, gestion parallèle des volets TMF et fiscal.

3

Représentation et négociation

Plaidoyers, requêtes et procès devant la Cour du Québec et les instances d'appel ; représentation dans les procédures du TMF ; négociations avec l'AMF, le DPCP et le SPPC pour retirer, réduire ou régler — toujours avec votre liberté, votre patrimoine et votre réputation en tête.

Une consultation initiale confidentielle permet d'évaluer la situation, d'identifier les urgences — délais, blocages, communications — et d'établir une stratégie. Le tout sous la protection du secret professionnel, dès le premier échange.
FAQ

Questions fréquentes

Vais-je avoir un casier judiciaire ?
Cela dépend du front. Une condamnation en vertu du Code criminel (fraude, manipulation, blanchiment) crée un casier judiciaire au sens fédéral, avec ses conséquences sur les voyages, l'emploi et le financement. Une condamnation pénale en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières ne constitue pas un casier judiciaire au sens de la Loi sur le casier judiciaire — mais elle demeure publique (plumitifs, communiqués de l'AMF, médias) et entraîne des conséquences professionnelles et réglementaires durables. Dans les deux cas, l'enjeu se gère dès le début du dossier, pas après le verdict.
Suis-je obligé de répondre aux enquêteurs de l'AMF ?
Si vous êtes assigné dans le cadre d'une enquête de l'AMF : oui — refuser de comparaître ou de répondre est une infraction (art. 195 LVM). En contrepartie, la loi vous accorde des immunités qui limitent l'utilisation de vos réponses contre vous, et vous avez le droit d'être assisté d'un avocat. Face à des policiers menant une enquête criminelle, c'est l'inverse : vous avez le droit de garder le silence. Confondre les deux régimes est l'une des erreurs les plus coûteuses — consultez avant toute rencontre.
Peut-on vraiment aller en prison pour une infraction à la Loi sur les valeurs mobilières ?
Oui. L'article 208.1 LVM permet l'emprisonnement jusqu'à 5 ans moins un jour pour les infractions principales — placement sans prospectus, délit d'initié, manipulation, informations fausses ou trompeuses, aide et concertation — et les tribunaux québécois l'imposent dans les dossiers graves, en plus des amendes minimales. Au criminel, la fraude expose à des peines allant jusqu'à 14 ans, avec une peine minimale de 2 ans lorsque la fraude dépasse 1 M$.
Mes comptes sont gelés — comment payer ma défense et faire vivre ma famille ?
Le blocage est une mesure conservatoire, pas une confiscation définitive. Des requêtes devant le Tribunal administratif des marchés financiers permettent d'en contester la portée et de faire dégager des sommes pour la subsistance, les obligations familiales et les honoraires de défense. Ces démarches sont techniques et les délais courts : il faut agir rapidement, et de façon coordonnée avec le dossier pénal.
L'AMF publie-t-elle les accusations ? Et les médias ?
Oui. L'AMF annonce ses poursuites et ses condamnations par communiqué, et les dossiers de crimes économiques attirent les médias. Toute déclaration publique que vous faites — entrevue, réseaux sociaux, message à vos investisseurs — peut être versée au dossier. La stratégie de communication fait partie de la défense : en règle générale, c'est l'avocat qui parle, ou personne.
De combien d'années l'AMF ou la police peuvent-elles remonter ?
Au pénal, les poursuites de l'AMF se prescrivent par 5 ans depuis la date d'ouverture du dossier d'enquête de l'Autorité (art. 211 LVM) — et non depuis la date des faits, ce qui permet en pratique de remonter loin en arrière. Au criminel, il n'y a aucune prescription pour les actes criminels comme la fraude. La prescription se calcule chef par chef : c'est un moyen de défense qui se vérifie systématiquement.
Si je rembourse mes investisseurs, les accusations tomberont-elles ?
Non. L'infraction vise le geste posé, pas le solde : rembourser ne retire pas les chefs. Un remboursement peut peser favorablement au moment de la peine ou d'une négociation — mais mal présenté, il peut aussi ressembler à un aveu, voire soulever d'autres questions (préférence entre investisseurs, provenance des fonds). Le moment et la façon de rembourser se décident avec la défense.
Que dois-je apporter à la première rencontre ?
Tout ce que vous avez reçu — mandat de perquisition, assignation, ordonnance de blocage, constat d'infraction, dénonciation, lettres ou courriels des autorités —, une chronologie sommaire des faits et la liste des personnes impliquées (associés, conseillers, investisseurs). Surtout : ne « corrigez » rien, ne supprimez rien et n'écrivez à personne avant la rencontre. La consultation est strictement confidentielle.

Enquêté, bloqué, accusé ? La défense commence maintenant.

Avant de parler aux autorités, parlez à un avocat. Consultation strictement confidentielle, protégée par le secret professionnel — appelez, ou décrivez la situation ci-dessous et je vous recontacte rapidement.

Me Louis Sirois, avocat et conseils
3030, boul. Curé-Labelle, bureau 300
Laval (Québec) H7P 0H9

Tél. : 438-386-4223
Téléc. : 1-450-506-0425
Courriel : lsirois@sbavocats.ca
www.sbavocats.ca

Lundi au vendredi, 9 h à 17 h
Membre du Barreau du Québec depuis 1987

Vos renseignements demeurent strictement confidentiels et ne servent qu'à vous recontacter.